Définition de l'entrée

L’association désigne généralement un groupement formel reposant sur la participation bénévole et dont l’activité principale n’est pas lucrative. En France, la conception des pratiques associatives est fortement influencée par la loi de 1901.

Pour citer cet article :

Hély, M. (2022). Pratiques associatives (histoire des). In G. Petit, L. Blondiaux, I. Casillo, J.-M. Fourniau, G. Gourgues, S. Hayat, R. Lefebvre, S. Rui, S. Wojcik, & J. Zetlaoui-Léger (Éds.), Dictionnaire critique et interdisciplinaire de la Participation, DicoPart (2ème édition). GIS Démocratie et Participation.
https://www.dicopart.fr/pratiques-associatives-histoire-des-2022

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Dans les sociétés où leur existence est reconnue, l’association désigne généralement un groupement formel reposant sur la participation bénévole et dont l’activité principale n’est pas lucrative, ce qui n’empêche pas l’exercice d’activités commerciales sous réserve qu’il n’y ait pas d’appropriation des bénéfices. Force est de constater que la conception française des pratiques associatives demeure particulièrement imprégnée par l’influence de la loi de 1901 qui confère aux associations formellement déclarées un rôle essentiel en matière de diffusion des valeurs républicaines dans la société, dont en particulier celle de la laïcité.

Dans les recherches en sciences sociales, le monde associatif ressort d’une pluralité de perspectives analytiques, qui illustrent bien la polysémie de la notion d’association. On peut les résumer autour de trois dimensions : les associations peuvent ainsi être considérées comme des lieux d’apprentissage des normes de la citoyenneté républicaine, mais aussi comme des organisations économiques délivrant des prestations de services et, enfin, comme des opérateurs de politiques publiques mettant en œuvre des dispositifs dans un certain nombre de domaines (politique de la ville, insertion, politiques éducatives, environnement, etc.).

Pour des raisons de place, cet article ne développera ici que la première perspective. Cette dernière est introduite par Tocqueville qui a considéré l’association, comme une incarnation de la « société civile » et, à partir de ses observations l’Amérique du Nord, l’a établie comme un pilier du fonctionnement démocratique garantissant l’autonomie aux citoyens face à l’emprise croissante de l’Etat. Prolongeant cette perspective, Martine Barthélemy avait ainsi interprété l’essor du monde associatif comme un « nouvel âge de la participation » (Barthélemy, 2000). S’intéressant à un dispositif institutionnel de participation mis en œuvre à Bordeaux, Sandrine Rui et Agnès Villechaise-Dupont rappellent combien les associations incarnent une « une forme d’excellence démocratique » (Rui et Villechaise-Dupont, 2005). Nous pourrions multiplier les exemples tant l’idée que les associations sont consubstantielles au (bon) fonctionnement des sociétés démocratiques est répandue dans la sociologie politique du monde associatif. En outre, cette approche séminale a été prolongée, notamment par les travaux du politiste Robert Putnam sur le « capital social ». Comme l’indiquait Antoine Bevort en 2013, les associations, appréhendées par cette approche en tant « qu’écoles de la démocratie », constituent un espace particulièrement favorable à l’acquisition de capital social et renforcent l’adhésion aux institutions. Mais ce n’est pas ici la seule manière d’aborder le monde associatif contemporain. Pierre Lascoumes distingue deux formes de représentation par les associations (Lascoumes, 2001) : une représentation « fonctionnelle », qui privilégié le souci de l’efficacité au travail public de mobilisation collective. Et une autre forme, catégorisée comme « militante » et centrée sur la finalité politique, met la cause défendue au cœur de l’activité associative. Or, la rationalisation des organisations associatives observée depuis plusieurs décennies accroît la tension entre ces deux dimensions (Cottin-Marx, 2021). En effet, les associations sont aussi devenues de véritables organisations économiques conformément à la logique « fonctionnelle » identifiée par Lascoumes. En France, elles emploient désormais près de deux millions de salariés. En outre, les associations sont appréhendées comme de « véritables entreprises » relevant du périmètre de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), tel que défini par la loi 2014. En effet, les associations constituent, avec les coopératives, mutuelles et fondations, des organisations économiques appartenant de fait au champ de l’ESS en raison de leur inscription dans la matrice historique de « l’économie sociale ». Enfin, le monde associatif contemporain contribue à la construction de nombreux secteurs des politiques publiques et participe, en tant qu’opérateur, à leur mise en œuvre effective. Le développement des activités économiques dans le monde associatif résulte très largement de l’externalisation de nombreuses politiques publiques (de la ville, d’insertion, éducatives, culturelles, environnementales etc.) par les collectivités territoriales. En outre, le monde associatif fait aussi lui-même l’objet de politiques spécifiques, lorsqu’il s’agit de promouvoir, par exemple, « l’engagement citoyen » (loi de 2010 sur le volontariat de service civique (Ihaddadene, 2018 ; Simonet, 2010), de soutenir les dispositifs de « démocratie participative » ou de développer l’ESS entendue comme « mode d’entreprendre et de développement économique adapté à tous les domaines de l’activité humaine » (Article 1 de la loi de 2014).

Dans cet article, nous nuancerons, d’abord l’idée selon laquelle l’association constituerait de facto une « école de la démocratie » à partir de travaux empiriques. Dans un second temps, nous examinons l’influence des multiples déterminants de la participation associative. Ici, nous abordons notamment les pratiques associatives, et la socialisation politique dans et par les associations. Pour autant, les associations ne se limitent pourtant pas à ce rôle.

La participation associative, une forme de socialisation politique parmi d’autres

La croyance selon laquelle la participation associative (qu’elle soit définie comme l’adhésion formelle soumise au paiement d’une cotisation ou comme un engagement bénévole effectif dans des activités associatives) favoriserait l’apprentissage des normes de la citoyenneté caractérise, tout à la fois, les observations de Tocqueville sur la société américaine du XIXe siècle et la notion de « capital social » développée par le politiste Robert Putnam dans les années 1990 (Putnam, 1995). L’institution de la liberté d’association dans le contexte de la IIIe République est par ailleurs consubstantielle à la construction d’un « modèle associatif laïc » dont la Ligue de l’enseignement constitue une forme idiosyncrasique (Martin, 2016). Enfin, la loi de 1901 et les différentes formes de reconnaissance qu’elle implique, celle d’utilité publique en particulier, favorisent la « montée en généralité » de causes locales vers la forme abstraite de l’intérêt général (Gaboriaux et Kaluszynski, 2022). Se dessine alors ici une approche normative de la participation associative, comme lieu légitime d’exercice de la démocratie, qui produirait des citoyens conformes aux attentes institutionnelles. En outre, cette conception identifie le monde associatif à la société civile (souvent par opposition à la société politique) ce qui lui confère un statut d’alternative face au déclin des partis politiques et des syndicats.

De nombreux travaux ont néanmoins souligné les limites de l’approche du monde associatif par le prisme du « capital social ». La statisticienne Sophie Ponthieux a ainsi mis en lumière son caractère normatif, indiqué les difficultés méthodologiques que pose sa mesure objective et documenté l’absence de corrélation entre les pratiques favorables au capital social et la confiance dans la démocratie (Ponthieux, 2006). Comparant les politiques du bénévolat en France et aux Etats-Unis, Maud Simonet a également mis en lumière ce qu’elle appelle la « double erreur » de Tocqueville (Simonet, 2008) : d’abord, la société civile n’est pas totalement extérieure à l’Etat, au sens où le retrait de ce dernier impliquerait mécaniquement une mobilisation spontanée de la première ; ensuite, il existe bel et bien une politique du bénévolat. L’espace de l’engagement bénévole n’est pas indépendant de celui du pouvoir étatique. En effet, aux Etats-Unis comme en France, des programmes publics de bénévolat sont élaborés. On peut penser au dispositif du service civique lancé en 2010 pour la France, ou aux multiples « Federal volunteer programs » qui existent aux Etats-Unis depuis la présidence de John F. Kennedy. Le bénévolat est bien une « affaire d’Etat » (Eliasoph, 2013).

Inspirée par l’approche critique d’Eliasoph, Camille Hamidi a de son côté clairement établi que les effets de l’engagement associatif n’étaient pas vertueux « par nature » mais qu’ils devaient respecter certaines conditions nécessaires, même si non suffisantes, pour produire de « bons » citoyens (Hamidi, 2010). Elle en identifie au moins trois :

  1. L’existence de structures de discussion et de décision effectives, qui ne soient pas court-circuitées par les relations informelles unissant étroitement certains des responsables associatifs ;
  2. Le fait que ces responsables aient un projet de pédagogie politique et démocratique ;
  3. Enfin, l’homogénéité sociale de l’association joue un rôle déterminant pour faciliter la politisation des discussions, en limitant le coût de l’expression d’un désaccord. Il faut donc que l’association, en tant que communauté politique, soit composée d’individus appartenant à des milieux sociaux relativement homogènes.

Stratification sociale et participation associative

Ces controverses sur la place de l’engagement associatif dans les sociétés démocratiques ont mis en lumière ses spécificités par rapport aux formes plus conventionnelles de la participation politique que sont les militantismes syndical et partisan, qui relèvent des « corps intermédiaires » traditionnels et qui peuvent s’avérer rétifs à l’institutionnalisation de dispositifs participatifs, fréquemment perçus comme une atteinte à leur légitimité (Rui, 2016). Force est de constater qu’ils parviennent à faire émerger une forme de participation « extraordinaire », c’est-à-dire émanant d’individus qui ne sont pas inscrits dans une trajectoire d’engagement durable et donc à diversifier les différentes parties-prenantes de l’espace public local (Petit, 2014). Mais le monde associatif n’échappe pas pour autant à des formes de reproduction sociale, s’agissant notamment des caractéristiques de ses membres les plus actifs. Afin d’appréhender le plus finement possible ces caractéristiques, et comme pour d’autres domaines de la vie sociale, le sociologue du monde associatif a tout intérêt à adopter une approche attentive à la multi dimensionnalité des rapports sociaux, qu’ils soient fondés sur le genre, la race ou la classe (Cottin-Marx, 2019).

Les classes moyennes au cœur du monde associatif

C’est un fait bien établi en France et confirmé par les multiples enquêtes statistiques depuis celle, fondatrice, de François Héran (Héran, 1988) : l’appartenance à une association dépend étroitement des propriétés sociales des individus, en particulier l’âge, le sexe, le niveau d’instruction et la profession occupée. Cette sélection sociale est d’autant plus forte que l’on s’élève dans la hiérarchie des mandats électifs : membre du bureau, secrétaire, trésorier, président, etc. Les enquêtes réalisées par Viviane Tchernonog témoignent alors de la sous-représentation des catégories populaires au sein des présidences d’association : en 2011 et en 2017, seulement 5% de ces dernières étaient exercées par des ouvriers, alors qu’ils constituent un quart de la population active (Tchernonog et Prouteau, 2019). L’investissement des classes populaires dans les associations apparaît en outre largement circonscrit aux activités sportives ou récréatives. Les enquêtes réalisées depuis trente ans par l’INSEE révèlent en effet que le niveau de diplôme s’avère profondément discriminant sur la probabilité d’être membre ou non d’une association régie par la loi de 1901. En 2013, « toutes choses égales par ailleurs », les diplômés du supérieur avaient ainsi deux fois plus de chances que les personnes non-diplômées, d’être membres d’une association (Burricand et Gleizes, 2016). L’essor des pratiques associatives doit ainsi beaucoup à l’émergence des « nouvelles couches moyennes salariées » dans les années 1970 ayant acquis un capital culturel important avec les débuts de la démocratisation scolaire et animées par la défense de valeurs post-matérialistes (écologie, droits des femmes, démocratisation culturelle, etc.).

Le gender gap moins marqué dans le monde associatif

En ce qui concerne les rapports de genre, Sophie Rétif rappelle l’historicité de l’engagement des femmes dans le monde associatif, depuis la bienfaisance privée du XIXe siècle jusqu’aux œuvres charitables préfigurant l’avènement du travail social dans l’entre-deux guerres. Elle observe qu’aujourd’hui encore « l’engagement associatif est la forme d’engagement pour laquelle le gender gap est le moins marqué », notamment en termes de taux de participation (Rétif, 2013). Pour elle, l’investissement des femmes dans l’espace associatif résulte d’une assignation institutionnalisée : « un parti pour les hommes, une association pour les femmes ». L’association étant « moins politique » que le parti, une hiérarchie symbolique des espaces de l’engagement pose le monde associatif comme plus ouvert à la participation des femmes. Ce qui ne veut pas dire que cet espace soit préservé de formes de domination patriarcales, conformément à ce que Camille Martin a pu notamment observer au sein de la Fédération Française de Football (Martin, 2017).

L’exercice des libertés associatives dans les quartiers populaires

S’agissant de la dimension des rapports sociaux de race, l’enquête de Samir Hadj-Belgacem fait apparaître les formes de discrimination dont les personnes racisées font l’objet, et qui limitent significativement leur exercice du droit d’association (Hadj-Belgacem, 2020). Celle-ci a été réalisée en Seine Saint-Denis, auprès d’associations et de clubs de jeunes des cités HLM, créés par des enfants d’ouvriers immigrés algériens et marocains, qui proposent des activités sportives, de loisirs et de soutien scolaire en direction de la jeunesse de leur quartier, Les municipalités, pour qui le monde associatif local représente aussi un soutien électoral important, n’ont pas d’intérêt direct à soutenir le développement de ces associations, voire même entravent leur fonctionnement en ne leur octroyant que le minimum de moyens nécessaires à leurs activités (accès à un local, octroi d’une subvention, etc.). Ce phénomène conduirait à « l’exit des meilleurs » et constituerait un frein à la constitution d’une élite associative des quartiers populaires (Masclet, 2008). A propos des acteurs associatifs locaux investis dans la lutte contre les discriminations, on observe que la forte dépendance aux financements publics locaux restreint fortement les répertoires d’action. Elle explique, notamment dans le cas français, que le registre de la « conscientisation » (qui consiste à parler des discriminations dans le cadre de festivals culturels ou d’expositions artistiques) est bien plus fréquent que celui de « l’interpellation directe » (manifestations, occupations ou pétitions) (Talpin et al., 2021). Ainsi, tout se passe comme si la rhétorique institutionnelle de l’empowerment, invoquée en particulier par les « dispositifs » de la politique de la ville, se heurtait à des facteurs structurels de « démobilisation » des quartiers populaires (Delfini et al., 2021).

Si rares sont les enquêtes qui parviennent à combiner les différentes dimensions de la stratification sociale (dont on voit bien qu’elle ne peut être limitée à la seule position occupée dans le système productif), il n’en reste pas moins évident que ces dernières structurent, à des degrés divers, les formes de la participation associative. Ces approches ont le mérite commun de mettre à distance les discours enchantés sur les vertus du monde associatif, souvent considéré comme remède face à la défiance exprimée à l’égard des institutions politiques traditionnelles. En outre, si les dispositifs de démocratie participative ont précisément pour objectif de neutraliser les effets des déterminants sociodémographiques de la participation, force est de constater que les savoirs et compétences qu’ils requièrent, sont inégalement distribués parmi les citoyens. Cet écart entre démocratie formelle et démocratie réelle nourrit alors des aspirations alternatives qui se traduisent le plus souvent par des formes d’exit. Sur ce point, l’analyse de l’expérience bordelaise, précédemment évoquée, s’avère particulièrement instructive. Selon les autrices : « les tentatives de constitution d’espaces publics subalternes n’ont de sens et ne parviennent à trouver à leur tour un public qu’autour d’enjeux conflictuels. À défaut, ces espaces tournent à vide avant de s’évanouir, faute d’objet ou d’interlocuteurs politiques » (Rui et Villechaise-Dupont, 2005 : 35). De la même manière, la rationalisation à l’œuvre des formes d’engagement associatif, qui s’incarne à la fois dans le volontariat de service civique et dans les différents dispositifs de reconnaissance des compétences bénévoles, présente le risque d’une « citoyenneté à la carte » : d’une part, en assignant les plus faibles à l’injonction au « travail gratuit » (Simonet, 2018) et, d’autre part, en favorisant la valorisation des expériences comme « capital humain » (par divers dispositifs comme la validation des acquis de l’expérience ou le « compte engagement citoyen » ) pour les individus dont les dispositions sont déjà les plus favorables. Loin de l’idéal Tocquevillien, l’expérience de l’engagement associatif bénévole, telle qu’elle est normalisée par les institutions, serait ainsi vécue positivement surtout pour les individus déjà bien intégrés socialement et disposant des ressources culturelles et économiques adéquates. A l’inverse, les formes « d’activation des politiques sociales », qui se déploient « dans le cadre d’un basculement d’un paradigme du welfare vers celui du workfare », tendent à instrumentaliser le bénévolat associatif et donc à en annuler les vertus émancipatrices qui y sont traditionnellement associées.

Bibliographie

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