Définition de l'entrée

Les médias (de masse) désignent les moyens de diffusion à un large public, principalement la presse écrite, la radio, la télévision et, depuis trois décennies Internet. C’est un terme de sens commun, qui tend à confondre dans une vaste métonymie, l’outil technique, les contenus qui y sont diffusés et les agents sociaux qui les produisent (notamment les journalistes, mais aussi tous les professionnel·les du divertissement).

Pour citer cet article :

Nollet, J. (2022). Médias et démocratie. In G. Petit, L. Blondiaux, I. Casillo, J.-M. Fourniau, G. Gourgues, S. Hayat, R. Lefebvre, S. Rui, S. Wojcik, & J. Zetlaoui-Léger (Éds.), Dictionnaire critique et interdisciplinaire de la Participation, DicoPart (2ème édition). GIS Démocratie et Participation.
https://www.dicopart.fr/medias-et-democratie-2022

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Dépasser l’approche substantialiste et médiacratique

L’usage du terme « médias » est une facilité de langage qui fait obstacle à la juste appréhension de la réalité sociale qu’il désigne. Essentialisant, il masque la grande hétérogénéité des professionnel·les et des contenus. De fait, la recherche portant sur les médias s’est surtout attachée à l’étude du journalisme et des journalistes, des contenus qu’ils ou elles produisent (l’information) et ses effets sur les publics. Le terme de « médias » charrie une croyance aussi ancrée que contestable sur l’irrésistible influence persuasive sur le public. En raison de leur large diffusion de leurs contenus, « les médias » influenceraient les pensées et les comportements des individus qui composent les publics, qu’on les considère comme électeur·rices, citoyen·nes, consommateur·rices, etc. Ces présupposés médiacratiques sont communs aux conceptions que les théories démocratiques se font des médias, qu’elles soient optimistes ou critiques. Ainsi, dans la continuité de la philosophie des Lumières, la presse est pensée comme la source d’une information pluraliste, condition d’une critique éclairée. Au fil des décennies, elle a été pensée comme un contrepouvoir, par exemple un « quatrième pouvoir » contrebalançant les trois branches du gouvernement (exécutif, législatif et judiciaire) ou un « chien de garde » (watchdog) de la démocratie. Mais sur la même période, d’autres courants de pensée insistent sur le rôle néfaste des médias sur le fonctionnement démocratique. Dès la fin du XIXème siècle, les théoriciens de la psychologie des foules s’inquiètent de la contagion des idées dans les foules sous l’influence des meneurs. Dans l’entre-deux guerres, les médias de masse apparaissent comme l’outil du « viol des foules par la propagande politique » (pour reprendre le titre célèbre de l’ouvrage de Serge Tchakhotine paru en 1939). A la fin du XXème siècle, Noam Chomsky et Edward Herman y voient les principaux opérateurs de « la fabrication du consentement ». Par-delà leurs divergences, toutes ces conceptions ont comme point commun de présupposer un pouvoir fort des médias, qui se reposerait sur les effets persuasifs qu’ils produiraient sur le grand public. A rebours de ces croyances, la recherche sociologique s’attache à rendre compte de la fabrique de l’information et de sa relative homogénéité (grâce notamment au concept de champ journalistique), à mesurer ses effets de court ou long terme sur les croyances et la participation politique des citoyen·nes, à décrire finement les réceptions différenciées des messages politiques, et à conceptualiser ses incidences sur le jeu politique (Neveu, 2000), notamment le jeu électoral, mais aussi sur les mobilisations.

De la question des effets persuasifs (limités) à celle de l’emprise du journalisme sur les activités politiques

Pour conjurer le risque d’une approche substantialiste des médias, nous proposons ici une construction de l’objet reprenant le système conceptuel de la théorie des champs (Bourdieu, 2022), devenue fréquente dans la sociologie du journalisme française et américaine (Benson, 2013). Préférer le concept de champ journalistique à celui de médias permet de rendre compte de la fabrique de l’information (Marchetti, 2002) en pensant les médias comme un espace professionnel, qui est à la fois un champ de forces (les hiérarchies professionnelles et leurs effets sur la production de l’information) et un champ de luttes (c’est-à-dire des tentatives pour modifier ces hiérarchies). Cette conceptualisation répond à un premier enjeu, qui consiste à ne pas appréhender la production des informations en démocratie à l’aune de la seule presse nationale généraliste. Il faut au contraire mettre au cœur de l’analyse la diversité relative du champ journalistique. Le pluralisme relatif des points de vue journalistiques s’explique en les mettant en relation avec les caractéristiques définissant la position des journalistes dans le champ : poids inégal des contraintes commerciales de rentabilité (produire un contenu simplifié et dépolitisé, avec l’individualisation des problèmes sociaux et la personnalisation du jeu politique), dépendance aux sources d’information (officielles ou critiques), degré variable de spécialisation et d’expertise, etc. Dans son analyse de la production du cadrage journalistique de la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC), Maxime Ollivier montre par exemple que l’intérêt porté au travail de cette institution varie entre son lancement, son travail ordinaire, la visite du président de la République ou l’annonce des mesures. Si la presse spécialisée sur les questions environnementales couvre les travaux de la CCC avec une relative constance, et une attention aux débats, les routines pratiques et cognitives des journalistes de la presse généraliste nationale sont peu ajustées au fonctionnement collectif et aux discussions techniques des dispositifs participatifs. Ces médias ayant une audience et une légitimité plus grande, cela contribue fortement à l’invisibilisation médiatique de la CCC, comparativement à l’omniprésence des institutions et agents de la démocratie représentative (Ollivier, 2020).

Penser en termes de champ journalistique répond à un deuxième enjeu : penser l’historicité des liens entre médias et démocratie. Les formes que prennent actuellement les rapports entre presse et politique n’ont pas toujours existé. La professionnalisation (et la clôture relative) du champ politique a partie liée avec l’autonomisation du champ journalistique, au XIXème siècle et sur la première moitié du XXème. L’émergence d’un champ journalistique relativement autonome est le résultat d’un processus de distanciation des entreprises politiques, au prix notamment d’une dépendance croissante aux enjeux commerciaux (réduction des coûts de production, maximisation des ventes et des recettes publicitaires). Le développement de la presse à grand tirage – premier média de masse – est rendue possible par les progrès de l’industrialisation de l’imprimerie ou des transports ferroviaires, mais aussi par l’alphabétisation de la population par l’école républicaine qui offre des débouchés nouveaux à la presse écrite. L’intensification de la compétition électorale, à la suite de l’extension du suffrage universel, l’émergence du mouvement ouvrier et la structuration d’entreprises politiques (notamment les partis politiques naissants), fait de la couverture médiatique de la politique un enjeu toujours plus important.

Troisième enjeu, le système conceptuel du champ journalistique, et en particulier le concept corollaire de capital médiatique, aident à penser la diversité des modalités par lesquelles s’exerce l’emprise du journalisme sur le jeu politique (Desrumaux et Nollet, 2021). Le capital médiatique est une forme de capital symbolique tiré d’une représentation médiatique, coproduite en relation avec tout ou partie du champ journalistique, et pouvant fonctionner comme une force pour agir dans le champ politique. C’est à propos des élections que le rôle démocratique des médias a été le plus étudié : le capital médiatique des candidat·es serait la condition de la victoire électorale. La réalité est plus complexe. Contre la croyance omniprésente selon laquelle les médias font l’élection, Paul Lazarsfeld et ses équipes ont montré combien la force persuasive des médias lors des campagnes électorales est limitée, filtrée par l’entourage des personnes et déterminée par l’ancrage social des individus (Lazarsfeld, Berelson et Gaudet 1944) : les enquêtes menées aux Etats-Unis dans les années 1940 et 1950 ont mis en évidence que l’influence persuasive relève moins d’un effet direct des médias sur les publics que d’un processus de communication à deux niveaux (two-step flow of communication) au cours duquel le sens des contenus médiatiques est relayé et accrédité auprès d’individus peu perméables aux contenus médiatiques (les « followers ») par d’autres qui y sont plus exposés (« les leaders d’opinion »). Les travaux les plus récents continuent de montrer combien les réceptions des émissions politiques sont socialement différenciées et déterminées par l’appartenance aux groupes sociaux (Barrault-Stella et al., 2019). Parce qu’il tend à produire une représentation de la politique très institutionnelle, centrée sur des enjeux ésotériques et sur les agents dominants du champ politique (Darras, 1995), le champ journalistique semble contribuer à la clôture sociale du champ politique et au désintérêt des électeur·rices populaires vis-à-vis de la politique électorale. Mais ces effets sont variables selon les prédispositions des publics. Si les fractions les plus politisées du public ont les ressources cognitives pour s’affranchir de la représentation médiatique de la politique, et si les fractions les moins politisées sont trop éloignées de l’information journalistique pour être influencées par ces représentations, les médias peuvent fournir une « contribution limitée à la réactivation des perceptions négatives » dans les fractions du public qui entretiennent un rapport relativement distant à la politique (Gaxie, 2003). On comprend ainsi que la capacité à faire usage de l’information journalistique comme une ressource dans les discussions politiques est inégalement répartie (Scheufele, 1999). Ce débat a été relancé avec le développement dans les années 1990 des émissions de divertissement. Celles-ci ont semblé rendre la politique un peu moins lointaine à des publics populaires, en invitant des responsables politiques et en les interrogeant sur un registre non politique (mais plutôt comme d’autres célébrités : artistes, sportifs et sportives, etc.). Cependant, rien n’indique que ces formats médiatiques contribuent à accroitre l’intérêt ou la compétence politiques (Neveu, 2003). De même, des dispositifs visant l’intégration des « profanes » aux articles de presse (avec le recours aux micros-trottoirs dans la presse régionale et populaire) ou à certaines émissions politiques ou de débat, avec la sollicitation de réactions de téléspectateurs par SMS ou sur les réseaux socionumériques, se sont multipliés ces trois dernières décennies, principalement dans les médias du pôle commercial du champ journalistique. Répondant principalement à des préoccupations marketing (attirer le public en lui offrant d’interagir), ces dispositifs semblent moins encourager des dynamiques délibératives que construire des « espaces publics agonistiques hystérisés par une dynamique émotionnelle » (Jehel, 2018).

Il serait toutefois réducteur de limiter la question aux effets des médias sur les électeurs et les électrices. Si le champ journalistique a des effets sur la compétition électorale, c’est sans doute davantage en contribuant à en définir les règles pratiques. L’intérêt à accumuler du capital politique conduit en effet des agents et institutions du champ politique à adapter en partie leurs façons de faire aux routines du champ journalistique. Depuis les années 1970 se multiplient les travaux qui, avec le concept de mise à l’agenda (McCombs et Shaw, 1972), décrivent comment les médias – ou plus exactement la partie dominante du champ journalistique – impose les enjeux à propos desquels les candidat·es s’affrontent lors de la campagne. Pourtant, les effets structuraux du journalisme sur le déroulement des élections sont plus complexes. On les observe notamment sur les répertoires d’actions électorales (Desrumaux et Lefebvre, 2016) par lesquels les candidat·es viennent mobiliser le soutien des électeurs et électrices. Jay Blumler et Dennis Kavanagh suggèrent ainsi que la télévision a pris une place centrale dans la communication électorale, au point que les partis politiques qui se professionnalisaient en ont repris les valeurs et formats (1999). Ces deux dernières décennies, les professionnel·les de la politique ont adapté leurs techniques de mobilisation électorale à la montée en puissance d’Internet, et notamment des réseaux sociaux numériques, sans que cela remette fondamentalement en cause la distanciation entre électeur·rices et candidat·es (Blumler, 2016). Cette modalité contemporaine du jeu politique, orientée vers les médias, ne se réduit toutefois pas à l’usage par les candidat·es des moyens de communication qu’offrent les médias de masse. Patrick Champagne a bien montré, dès la fin du siècle dernier, que les prestations des candidat·es dans les médias du pôle commercial du champ journalistique sont ensuite consacrées par le fait qu’elles sont abondamment commentées par d’autres agents sociaux (journalistes, politologues, sondeur·euses , etc.) dans le cadre d’un processus collectif de production de l’interprétation des prises de position politiques (Champagne, 1990). Ce jeu n’est pas neutre, il repose sur des règles liées aux formats médiatiques qui contraignent le fond et la forme des prises de position politiques : actions spectaculaires, petites phrases, etc. L’accumulation de capital médiatique est une des principales modalités de légitimation dans le champ politique depuis quelques décennies, et peut notamment jouer sur les processus de désignation des candidat·es aux élections (Davis et Seymour, 2014).

Le rôle démocratique des médias ne se cantonne pas aux campagnes et à la participation électorale. La participation politique par les mouvements sociaux est aussi fortement influencée par l’enjeu que représente le capital médiatique. Patrick Champagne a mis en évidence la transformation de l’économie des manifestations de rue pour capter l’attention des journalistes : forclusion de la violence, mise en scène des cortèges, etc. L’enjeu est d’obtenir les « unes » des quotidiens et de la télévision et de co-produire une image valorisante du groupe. Ces manifestations de papier confèrent à la mobilisation une force politique qui peut être décorrélée de l’ampleur numérique de la manifestation, et qui repose sur les modalités contemporaines (orientées vers les médias) du jeu politique (Champagne, 1990). Cette stratégie n’est pas neutre. Dès les années 1970, Todd Gitlin a montré, en étudiant les mobilisations des Students for a Democratic Society, sur les campus américains du début des années 1960, que la tentative pour tirer profit de l’attention médiatique produit des effets contrastés. Si elle a permis l’explosion du nombre d’adhérent·es, elle a aussi conduit à la consécration médiatique des leaders, qui doivent leur statut de porte-parole aux nombreuses interviews, suite aux happenings, plus qu’à la reconnaissance par la base militante. De plus, la radicalité des modes d’action disqualifie rapidement auprès des journalistes, dont l’intérêt s’essouffle rapidement (Gitlin, 1980). Cette stratégie n’est cependant pas partagée par tous les mouvements sociaux. On l’observe plus fréquemment dans les mobilisations organisées par des personnes fortement dotées en capital culturel. Inversement, elle peut être inaccessible ou même rejetée par des mobilisations populaires. Ce fut le cas, par exemple, des manifestations de Gilets jaunes , qui se sont caractérisées par un refus de développer des stratégies d’accès aux médias et de désigner des porte-paroles, ce qui est venu compliquer le travail des journalistes. Le désajustement des routines journalistiques à ces modalités devenues inhabituelles de manifestation, ajoutée à leur violence et recrutement social parmi les franges de la population les moins médiatisées, a conduit un cadrage journalistique fait-diversier qui tend à dépolitiser la représentation du mouvement des Gilets jaunes, en réduisant les manifestations à des éruptions de violences arbitraires et gratuites (Baisnée et al., 2021).

Au-delà des élections et des mobilisations, le rôle démocratique des médias porte aussi sur leurs effets sur les politiques publiques. S’il est devenu courant de dénoncer des décisions « médiatiques », c’est-à-dire des décisions prises en fonction d’enjeux consacrés par le champ journalistique, l’analyse relationnelle incite à ne pas essentialiser ce phénomène. D’une part, il est exceptionnel, au regard de toutes les politiques publiques menées. D’autre part, il est le résultat de jeux sociaux complexes et incertains. L’accumulation de capital médiatique n’est pas un enjeu d’égale importance entre tous les agents prenant part aux processus de production des politiques publiques. Les responsables de l’exécutif en sont plus dépendants que les parlementaires ou les agents du champ bureaucratique. Selon les enjeux pris en charge par l’action publique (notamment son degré de politisation), les configurations et rapports de force entre les différents agents intervenant dans le processus décisionnel, celui-ci est plus ou moins influencé par des considérations issues du fonctionnement du champ journalistique (Nollet, 2023).

L’illusion d’une démocratisation par les médias numériques

Le rôle démocratique des médias ne cesse d’évoluer, et ne peut plus aujourd’hui être limité au seul champ journalistique. La rapide généralisation des usages sociaux des médias numériques transforme les modalités et les effets de l’accumulation d’un capital de visibilité. L’espace public numérique, qui contourne en grande partie les gate-keepers habituels (journalistes, partis politiques…), semble plus ouvert (Cardon, 2019). Il ne faut cependant pas céder à l’illusion d’une démocratisation radicale de la participation politique grâce au numérique. Si la facilité d’accès des grandes plateformes offre un accès potentiel de tous à la publicité, l’effectivité de cet accès demeure très inégalitaire. Internet n’est pas un espace neutre, l’accès à la visibilité repose sur de puissantes logiques structurales, à la fois techniques (par exemple les algorithmes des moteurs de recherche) mais aussi sociales (la construction des sociabilités, des stratégies de présentation de soi, les usages sociaux et pratiques de réception des contenus en ligne), qui contribuent à concentrer l’attention effective sur une toute petite fraction de publiant·es. Parallèlement, l’accès à l’information en ligne, qui peut être considérée comme un préalable à la participation, reste fortement inégalitaire selon les dispositions et ressources des personnes (Comby et al., 2011).

Bibliographie

Baisnée, Olivier, Alizé Cavé, Cyriac Gousset, et Jérémie Nollet. 2021. « La « violence » des Gilets jaunes : quand la fait-diversification fait diversion. : Les routines journalistiques à l’épreuve des manifestations à Toulouse (novembre 2018-juin 2019) ». Sur le journalisme, About journalism, Sobre jornalismo 10 (1): 28‑43. https://doi.org/10.25200/SLJ.v10.n1.2021.452.

Barrault-Stella, Lorenzo, Clémentine Berjaud, Samuel Bouron, Raphaël Challier, Safia Dahani, Félicien Faury, Caroline Masson, et Emmanuel Monneau. 2019. « L’alignement des réceptions. Le débat de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle de 2017 du côté des publics ». Genèses 116 (3): 77‑110. https://doi.org/10.3917/gen.116.0077.

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