Définition de l'entrée

Entreprises associatives composées en partie d’individus socialement dominés, non-professionnels de la parole publique, investis dans la production de publications périodiques conçues comme relativement autonomes, pluralistes et peu hiérarchisées, afin d’exprimer publiquement des points de vue hétérodoxes dans des conditions limitant la violence symbolique, et d’exercer un effet sur l’orientation des débats publics et/ou la conduite de l’action publique. 

Pour citer cet article :

Ferron, B. (2022). Média participatif / citoyen. In G. Petit, L. Blondiaux, I. Casillo, J.-M. Fourniau, G. Gourgues, S. Hayat, R. Lefebvre, S. Rui, S. Wojcik, & J. Zetlaoui-Léger (Éds.), Dictionnaire critique et interdisciplinaire de la Participation, DicoPart (2ème édition). GIS Démocratie et Participation.
https://www.dicopart.fr/media-participatif-citoyen-2022

Citer

Quel est le point commun entre l’encyclopédie en ligne Wikipédia (2001-), la chaîne de télévision associative Zalea TV (2000-2007), le journal d’information indépendant Médiapart (2008-), le média des habitant·es de quartiers populaires Bondy Blog (2005-) et la radio de lutte de la CGT Radio Lorraine Cœur d’Acier (1979-1980) ? Malgré leur hétérogénéité, ces dispositifs de publication ont tous été catégorisés comme « médias participatifs » ou « citoyens » (ou des expressions proches, comme « collaboratifs », « contributifs ») par leurs protagonistes, des organisations ou institutions extérieures - militantes, journalistiques, administratives, politiques – ou, dans une veine plus analytique, des recherches universitaires (Joubert, 2020 ; Caillé et al., 2010 ; Canu et Datchary, 2010 ; Sedel, 2011 ; Hayes, 2018).

On perçoit d’emblée la difficulté de proposer une définition satisfaisante de cette (double) notion de « médias participatifs/citoyens » qui renvoie à des réalités très diverses. Les définir constitue en soi un enjeu de luttes pour divers acteurs et la notion fonctionne davantage comme une catégorie politique de classement, une prénotion, que comme un concept scientifique. On peut les caractériser généralement comme des entreprises associatives (au sens wébérien) conduites par des groupes composés au moins en partie d’individus issus de groupes socialement dominés, non-professionnels de la parole publique, investis dans la production de publications périodiques. Ces dernières sont conçues comme relativement autonomes, pluralistes et peu hiérarchisées, afin de donner la possibilité aux participant·es d’exprimer publiquement des points de vue hétérodoxes dans des conditions limitant la violence symbolique qui caractérise les médias de grande diffusion, et éventuellement d’exercer un effet sur l’orientation des débats publics et/ou la conduite de l’action publique.

Genèse et essor

Les catégories de « média participatif », ou « citoyen » doivent être pensées non pas en comparaison mais en relation avec les transformations historiques des industries des communications, des médias grande diffusion et des métiers de l’information. Depuis la fin du XIXe siècle, le champ de la presse s’est autonomisé d’abord dans le monde occidental en définissant ses rôles d’information, d’éducation et de divertissement au sein des institutions de la démocratie représentative, en privilégiant le modèle organisationnel de la société capitaliste commerciale à but lucratif, en durcissant sur le plan légal la coupure entre professionnel·les et amateurs, en sélectionnant ses agents par des mécanismes de formations spécialisées et de reconnaissance par les pairs, en se faisant connaître et consommer à travers des formes symboliques (formats et styles d’écriture, genres, rubriques, supports périodiques, etc.) propres à la « culture de masse » (Coulangeon, 2021).

Les médias « participatifs » ou « citoyens » émergent historiquement à la fin des années 1960 et dans les années 1970, à un moment où la presse d’information tend à se dépolitiser et où les médias audiovisuels, en particulier la télévision placée jusqu’alors sous étroit contrôle étatique, entrent dans un processus de dérèglementation néolibérale. Les revendications pour la liberté d’expression, dans le sillage de mai 1968, dénoncent l’emprise du pouvoir politique et de l’économie capitaliste sur les médias d’information. Elles nourrissent et se nourrissent de l’essor de la free/underground press, des médias de « contre-information » et des « radios libres » (Downing, 2011). Ces mobilisations convergent avec les dénonciations tiers-mondistes de l’impérialisme occidental en matière d’inégalités Nord/Sud dans les flux de communication, de contrôle politique et de concentration économique des médias et de l’information (MacBride, 1980).

Les années 1970-1980 voient ainsi l’essor de réseaux nationaux et transnationaux de médias alternatifs. En France, ces médias prennent la forme de journaux de la presse « parallèle » locale (création en 1971 du Syndicat de la presse libre), de « radios libres » (naissance de deux grands syndicats en 1978 et 1991), à la multiplication, dès la fin des années 1980 des chaînes de télévisions « libres » ou de dispositifs de vidéo participative (aujourd’hui affiliées à la Fédération de l’Audiovisuel Participatif). Dans les pays du « Sud global », les années 1970-1980 sont marquées par le lancement de projets de « communication pour le développement », qui plaident pour davantage de participation des habitant·es dans les projets de développement économique. Cette approche est toutefois critiquée, notamment lors des mobilisations altermondialistes des années 1990-2000, en raison de son caractère fortement occidentalocentré peu attentif aux conditions de vie et aux univers de sens des bénéficiaires, par les tenant·es d’une « communication pour le changement social » qui placent l’enjeu de la participation au cœur de leurs discours revendicatifs (Gumucio-Dagron, 2001).

Aujourd’hui, les nombreuses recherches universitaires sur ces médias, commencées en ordre dispersé dans les années 1980-1990, avant d’être systématisées dans les années 2000-2010 (Rodriguez, 2001 ; Downing, 2011 ; Atton, 2015), offrent un tableau ambivalent. Le développement des technologies du web à partir du milieu des années 1990 et le tournant participatif du Web 2.0, vers 2007-2008, ont favorisé la multiplication exponentielle de dispositifs médiatiques participatifs en ligne, depuis les sites en open-access (Indymedia) jusqu’aux médias sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, TikTok, etc.), en passant par toute une gamme d’outils (mailing list, blogs, wiki, etc.). Dans ce contexte technologique favorable, les médias dits participatifs et citoyens ont connu de multiples formes de consécration politique, juridique et financière (notamment par le biais de fondations philanthropiques), mais aussi académique, avec la naissance de réseaux transnationaux de chercheur·euses et de militant·es, de revues spécialisées, la publication de readers et autres encyclopédies ou la création de sections thématiques dédiées dans des sociétés savantes.

Des entreprises médiatiques (relativement) hétérodoxes, ouvertes et autonomes

Définir les « médias participatifs et citoyens » implique de les distinguer d’autres entreprises médiatiques. D’une part, les dispositifs ou programmes participatifs des médias de grande diffusion publics ou privés : courrier des lecteurs, programmes radiophoniques de type call-in, sondages d’opinion, envoi de SMS en direct dans des émissions de télévision, réactions par chatroom à des « live » sur les réseaux sociaux, etc. D’autre part, les médias « alternatifs » radicaux, souvent politiquement engagés, qui favorisent davantage la production de contenus critiques (contre-information, opinions dissidentes) et des objectifs d’efficacité sociale et politique (Cardon et Granjon, 2013). Les médias dits participatifs et citoyens relèvent donc davantage de médias « de la base » (grassroots media), produits par ceux-là mêmes dont le collectif entend améliorer les conditions d’existence, que de médias « de cause » (advocacy media), produits par une avant-garde éclairée dénonçant les injustices que ces derniers subissent (Traber, cité in Atton, 2002 : 16).

Ces entreprises médiatiques peuvent prendre la forme de collectifs, d’associations ou de sociétés coopératives, généralement (mais pas toujours) sans but lucratif. Elles sont relativement autonomes vis-à-vis du secteur public et de la sphère marchande, bien qu’elles puissent être directement encadrées et/ou financées par l’État et le marché publicitaire, et qu’elles entretiennent avec ces derniers une relation de subordination structurale. Leurs équipes sont constituées pour une part de personnes n’ayant pas d’occupation professionnelle dans la communication, les médias ou le journalisme, et issues de groupes socialement dominés sous différents rapports (voir Gumucio-Dagron, 2001 ; Rodriguez, 2001 ; Downing, 2011 ou Atton, 2015 pour des illustrations). Ces individus sont bien souvent encadrés par des agents plus fortement dotés en capitaux, qui peuvent prendre part aux activités du média de manière bénévole ou rémunérée : animateur·rices socio-culturels, enseignant·es, chercheur·euses, journalistes, communicant·es, producteur·rices, cameramen/women, technicien·nes/ingénieur·es du son, dessinateur·rices ou photographes. Les « amateurs » (Ferron et al., 2015) ou « citoyens » (au sens large de Rodriguez, 2001, p. 17-18) qui participent à ces médias se caractérisent en outre par le fait qu’ils n’ont habituellement que peu ou pas accès à l’expression dans les arènes des débats publics, en raison d’une censure structurale qui rend statistiquement improbable leur entrée dans un processus « d’auto-habilitation » à la prise de parole publique (Gaxie, 2007). Ces publications entendent ainsi fonctionner comme des structures de contrepoids à la violence symbolique ordinaire du monde social (mépris de classe, racisme, machisme, homophobie, exclusion, etc.), notamment celle qui s’exerce dans les arènes médiatiques et politiques dominantes.

Leurs protagonistes investissent des efforts dans la production, l’organisation et la diffusion de biens culturels et symboliques (informations, reportages, interviews, billets d’opinions, émissions, illustrations sonores ou visuelles, etc.) à travers divers supports de publication périodiques tels que des journaux imprimés ou en ligne, des chaînes ou des émissions de radio et de télévision, des ateliers d’écriture ou de production vidéo, des sites web en open access, des blogs, des wikis ou des médias sociaux. Ces dispositifs se veulent politiquement et financièrement indépendants, techniquement et socialement ouverts et structurellement horizontaux au sens où ils obéissent au principe d’un accès égal à la parole. Leur objectif est de permettre aux personnes réputées « sans-voix » (Ferron, Née et Oger, 2022) de prendre publiquement la plume ou le micro dans des conditions limitant autant que possible les mécanismes de censure ou d’autocensure.

Avec des périodicités et des zones de diffusion variables, les médias « participatifs » ou « citoyens » disposent généralement de budgets réduits et leurs infrastructures comme leurs équipes sont souvent de taille restreinte, bien qu’il existe des exceptions : Wikipédia, depuis sa massification en 2007, revendique ainsi chaque mois entre 10.000 et 20.000 personnes participantes avec des dizaines de millions de lecteur·rices (Joubert, 2020). La dimension « participative » et/ou « citoyenne » de ces médias renvoie à la volonté de laisser les agents s’approprier, par un jeu de socialisation souvent inscrit dans des programmes de long terme, le processus de production des contenus, mais aussi de publication, d’organisation et de diffusion du média lui-même : gestion des dispositifs techniques, animation des équipes éditoriales, financement, distribution des publications, rencontres avec les publics, etc. Il s’agit de contribuer à renforcer la diversité des sources d’information et le pluralisme des points de vue, afin de favoriser l’implication directe de citoyen·nes dans la conduite des débats publics et le gouvernement des affaires publiques.

Les promoteur·rices de ces médias entendent généralement favoriser entre les participant·es des échanges d’information et des processus de communication égalitaires, pluralistes et démocratiques, contribuer à véhiculer des contenus favorables à la justice sociale, à l’égalité de genre ainsi qu’à la défense de l’environnement, et encouragent l’appropriation populaire des flux et infrastructures d’information et de communication. De telles ambitions peuvent toutefois conduire à mettre en tension les dispositifs en question. Si des contenus idéologiquement progressistes sont produits sous le contrôle plus ou moins étroit d’une élite instruite qui encourage la participation des classes populaires et des groupes subalternes, une telle démarche porte le risque de reproduire au sein des équipes les rapports sociaux de domination qu’ils peuvent dénoncer par ailleurs, notamment sous le rapport de l’inégale distribution du capital culturel (cf. Hayes, 2018 pour le cas de Radio Lorraine Cœur d’Acier). Par ailleurs, si le dispositif est ouvert à toutes et tous sans discrimination a priori, un double risque apparaît : le premier est de voir participer des agents publics ou privés aux intentions contraires aux principes et objectifs officiels du média (voir Joubert, 2020 pour le cas de Wikipédia), le second est de constater que les groupes dominés et subalternes ne sont pas nécessairement disposés à se comporter, dans le choix des sujets et les façons de les traiter, selon l’idéal libéral-bourgeois du citoyen politisé, ni nécessairement progressistes au sens où les gauches politiques entendent (de manière non-consensuelle d’ailleurs) ce terme (voir Downing, 2011 pour des exemples de médias d’extrême-droite).

Le tournant participatif du « Web 2.0. » : un processus ambivalent

L’essor des technologies du Web 2.0 dans les années 2000 a contribué à alimenter une croyance dans l’idée d’un accès généralisé à la participation en ligne pour tout internaute, sans distinction. Les difficultés techniques et financières rencontrées par les médias dits participatifs et citoyens au cours des décennies précédentes semblent alors, pour des observateur·rices parfois vite enthousiastes, en passe d’être résolues, ouvrant une nouvelle ère de participation digitale de masse pour le plus grand bien de la démocratie, de la citoyenneté et du débat public. Examinant ces promesses avec circonspection, les auteur·rices d’un rapport financé dans le cadre de l’International Panel of Social Progress (Couldry et Rodriguez, 2016) constatent avec pessimisme que, en matière de participation citoyenne aux flux et infrastructures d’information et de communication, tout a changé pour que rien, ou presque, ne change.

Alors que les médias demeurent une ressource importante pour les mouvements qui promeuvent le progrès social, et que l’accès effectif (effective access) aux médias est une composante nécessaire à la justice sociale, au sens où tous les individus et communautés devraient être capable d’utiliser les infrastructures médiatiques pour promouvoir des contenus, accéder à l’information et aux savoirs, et être des participant·es actifs dans les domaines de la politique et de la culture, alors un constat d’échec s’impose selon Couldry et Rodriguez. Les promesses démocratiques du Web 2.0 sont aujourd’hui largement mises à mal par les politiques de surveillance, de privatisation, de censure et de collecte massive de données qui dominent Internet. Plus profondément, les ressources médiatiques restent entre les mains des groupes et pays les plus riches et les plus puissants, et non de la majorité de la population mondiale, en particulier les pauvres, les marginaux et les exclus. Les espaces de connexion restent peu accessibles à la majorité des êtres humains, pour des raisons non seulement économiques et techniques, mais aussi culturelles et linguistiques. Enfin, malgré leurs formidables potentialités technologiques, les médias de grande diffusion tout comme les plateformes de réseaux sociaux encouragent-ils vraiment le dialogue citoyen, les échanges culturels respectueux des différences, l’action pour le progrès social, ou la gouvernance populaire d’Internet ?

Cens caché et censures structurales

Ces éléments de réflexion indiquent que, lorsqu’un État reconnaît sur le plan légal et encourage par le biais de financements publics les médias « participatifs » et « citoyens », un ensemble de conditions historiques et structurales pèsent sur la définition de ces médias et les décisions qui en découlent. Ainsi, en France, la mission de « communication sociale de proximité » qui conditionne l’obtention d’une aide du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER, créé en 1982), accorde une place centrale à l’enjeu de la « participation citoyenne », mais sans le nommer comme tel : cette mission est définie par le Ministère de la Culture et de la Communication en fonction des actions culturelles et éducatives, en faveur de l’intégration et de la lutte contre les discriminations, de l’environnement du développement local, critères auxquels s’ajoutent à titre complémentaire la diversification des ressources, l’action en faveur de l’insertion professionnelle des salarié·es et, enfin, « la participation à des actions collectives en matière de programme » (article 6 du Décret n°2006-1067 du 25 août 2006). Autrement dit, rien ne précise à quelles logiques doit correspondre la composition interne des équipes. De même, lorsque le même ministère accède en partie, en 2016, aux demandes des représentant·es des « médias libres » de leur fournir un cadre réglementaire et des financements publics, c’est la notion d’« information sociale de proximité » qui s’impose dans le discours du législateur, plutôt que celle de « média participatif » ou « citoyen ». La « participation » renvoie donc essentiellement, dans ses conceptions officielles, aux pratiques de production de contenus, aux propriétés de nano-dispositifs devant faciliter ces dernières et aux effets attendus sur leurs publics, plutôt qu’à d’autres aspects.

Le premier aspect auquel on peut penser est le soutien actif à la diversification sociale et de genre des participant·es et à l’égalisation effective de leur prise de parole et de décision au sein des équipes. Le second est l’enjeu de la participation populaire, éventuellement par l’impôt, au capital des organisations médiatiques alternatives, qui se pose aujourd’hui de manière cruciale avec la multiplication des appels à dons de ces médias via des plateformes privées de financement participatif. En effet, la distribution inégale des capitaux, notamment social et culturel, et la précarité économique qui caractérise ces entreprises médiatiques « participatives » ou « citoyennes » ne devrait-il pas, précisément, inciter un législateur soucieux de garantir le pluralisme des médias, de créer des conditions favorables (notamment par le système d’enseignement) à une limitation des mécanismes de cens caché qui s’imposent dans la constitution et le maintien des équipes, et aux différents formes de censure structurale, en particulier juridiques et économiques, auxquelles sont soumises leurs organisations ? Ces deux mécanismes, souvent invisibles, exercent des effet plus constants et puissants que les tentatives,  souvent infructueuses, visant à contrôler ces médias sur le plan éditorial et financier, ou à les censurer par des « procès-bâillon ».

Bibliographie

Atton, Chris (dir.). 2015. The Routledge Companion to Alternative and Community Media. London & New York: Routledge.

Caillé, Bruno, Guy Pineau et Christian Pradié (dir). 2010. La longue marche des télévisions associatives. Paris : L’Harmattan, Cahiers de champs visuels n°4/5.

Canu, Roland, et Caroline Datchary. 2010. « Journalistes et lecteurs-contributeurs sur Mediapart. Des rôles négociés », Réseaux 160-161(2-3) : 195-223.

Cardon, Dominique, et Fabien Granjon. 2013. Médiactivistes. Paris : Presses de Sciences Po.

Coulangeon, Philippe. 2021. Culture de masse et société de classes. Paris : Presses Universitaires de France.

Downing, John D. H. (dir.). 2011. Encyclopedia of Social Movement Media. Los Angeles, London, New Delhi, Singapore, Washington D. C.: Sage reference.

Ferron, Benjamin, Nicolas Harvey et Olivier Trédan. 2015. Des amateurs dans les médias. Légitimités, autonomie, attachements, Paris : Presses des Mines.

Ferron, Benjamin, Emilie Née et Claire Oger. 2022. Donner la parole aux « sans-voix » ? Construction sociale et mise en discours d’un problème public. Rennes : Presses Universitaires de Rennes, coll. Res Publica.

Gaxie Daniel. 2007.« Cognitions, auto-habilitation et pouvoirs de ‘citoyens’ ». Revue française de science politique 57(6), p. 737-757.

Hayes, Ingrid. 2018. Radio Lorraine Cœur d’acier 1979-1980. Les voix de la crise. Paris : Presses de SciencesPo.

Joubert, Léo. 2020. Wikipédia: la fabrique d'une encyclopédie à l'ère du logiciel libre. Sociologie d'un commun numérique de masse. Thèse de doctorat de sociologie, Aix-Marseille Université.

Rodriguez, Clemencia. 2001. Fissures in the Mediascape. An international study of citizen’s media. Cresskill, New Jersey: Hampton Press.

Sedel, Julie. 2011. « Bondy Blog. Le travail de représentation des ‘habitants de la banlieue’ par un média d'information participative ». Réseaux 170(6) : 103-133.

Autres ressources :

Couldry Nick, Clemencia Rodriguez. 2016. « Chapter 13 – Media and Communications ». In: International Panel of Social Progress (report). Url : https://www.ipsp.org/download/chapter-13

Gumucio Dagron, Alfonso. 2001. Making Waves: Stories of participatory communication for social change. New York: The Rockefeller Foundation

MacBride, Sean (dir.). 1980. « Part II. Chapter 5. Interaction: participations ». In. Many Voices, one World. Toward a new, more just and more efficient world information and communication order. London, New York, Paris: Unesco, International Commission for the Study of Communication Problems, p. 112-122. Url: http://un-documents.net/macbride-report.pdf

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